4 Prunes Perdigon ou Perdrigonne
  • La prune Perdrigon, ou "Pruno pardigouno" ("perdrix" en provençal) est sans doute la prune la plus répandue en Provence.
  • L’arbre, qui fleurit en avril, est montant et vigoureux, très productif à maturité et il s’adapte très bien en altitude.
  • Le fruit est de taille moyenne, sensiblement équivalent à une Reine-Claude, bleu violet, bien coloré et légèrement pruiné à la chair de couleur vert clair.
  • Il vient à maturité de mi-août à mi-septembre.
  • Cette prune sèche très bien, surtout au soleil de Provence, pour confectionner des pruneaux appelés localement "pistoles".
  • Elle se consomme également fraiche ou cuite car c’est une excellente prune à tarte (car plus sucrée que la Reine-Claude) et elle mérite l’attention des amateurs de bons et beaux fruits.
  • On peut aussi en faire de l’eau de vie et elle est très bonne en confiture.
  • La relance de la production des pistoles, donc de la plantation de pruniers Perdrigone, peut s’envisager dans le cadre de la valorisation des produits de terroir.
  • Dans de nombreuses localités provençales, la prune Perdrigone était largement répandue.
  • C’est avec cette dernière que l’on fabriquait, souvent à l’occasion de grandes veillées familiales, les fameuses « pistoles », moitiés de prunes séchées et enrobées de sucre.
  • On coupait les fruits en deux et, après les avoir dénoyautés, on les enfilait sur de petits bâtons que l’on piquait ensuite sur des fuseaux de paille.
  • On suspendait le tout dans un grenier bien aéré afin d’obtenir un séchage partait.
  • Celui-ci réalisé, les moitiés de fruits étaient roulées dans du sucre.
  • Les pistoles faisaient partie des fameux treize desserts qui terminaient le "gros souper", comme l’on dit chez nous, après la messe de minuit à Noël.
  • Elles étaient également exportées, notamment en Suisse, en Belgique et en Angleterre.