3 Micocouliers de Provence

Micocoulier de Provence, Micocoulier du Midi, Falabréguié, Micocoulier austral, Alisier.

Nom occitan : Micocolièr, Micacolièr, Mélicoquié, Fabreguièr, Fabreguèr, Falabrequièz, Fanabréguié, Fanabreguier, Falabréguié, Falabrega, Fanabregon, Fanabreguon, Fanabrégol, Fanabrigou, Fanabrégou, Fabregoulier, Fabregolier, Fatolièr, Fabrigoron, Fanfarigolier, Fresic

  • Le Micocoulier de Provence ou Micocoulier du Midi (Celtis australis) est un arbre méditerranéen à feuillage caduc de la famille des Cannabaceae.  
  • Arbre d’ornement aujourd’hui (il atteint facilement les 25 m pour 1 m de diamètre), il vit aisément jusqu’à 500 ans.
  • De plus en plus planté pour son ombre fraîche et dense, il remplace les ormes et les marronniers.
  • Ses feuilles, assez petites, font penser à celles de l’ortie d’où son nom en anglais nettle tree (arbre ortie)
  • Cet arbre recherche la lumière et les sols profonds.
  • Il a besoin de chaleur et résiste bien à la sècheresse, il craint cependant les gelées et souffre à -12°.
  • Ses petites fleurs, dépourvues de pétales, s’épanouissent en mai, en général solitaires et disposées à l’aisselle des feuilles, avec une corolle peu visible, mais des stigmates blancs très développés. En septembre, ses petits fruits de couleur brune ressemblent à des olives et persistent sur l'arbre après la chute des feuilles.
  • Il produit de petits fruits charnus (drupes) et comestibles en forme de boules, les micocoules, au gout sucré et aromatique.
 
  • En faisait macérer les fruits dans de l’alcool on peut produire un digestif.
  • Les feuilles ont des vertus médicinales
  • On l’utilisait autrefois pour ses multiples avantages. Son bois, blanc et dur, suffisamment souple pour servir à de nombreux artisanats (manches, cannes et fouet à Sorède près de Perpignan, fourche à Sauve).
  • Le micocoulier, parce qu'il produit naturellement des branches fourchues à trois fourches a été très longtemps utilisé pour la fabrication des fourches en bois notamment a Sauve dans le Gard ou y est né un artisanat unique depuis le 12ème siècle.
  • Le micocoulier est encore utilisé de nos jours pour la fabrication des fouets et cravaches car son bois est facile à tresser
  • Le bois de micocoulier est solide et flexible : les tonneliers s’en servaient pour cercler les tonneaux.
  • Ses feuilles servaient de fourrage.
  • On extrayait de sa résine, de ses racines et de son écorces une teinture jaune.
  • Le mot Micocoulier provient du grec « mikrokouli » : « celui qui produit des baies minuscules ».
  • Pour les peuples de l’Antiquité, le micocoulier était un arbre sacré. Les prêtresses offraient leur chevelure qu’elles avaient coupée en offrande (par exemple le micocoulier près du temple de Diane à Rome).
  • Les urnes funéraires étaient confectionnées à partir du bois de ses racines.
  • Les Gaulois trouvaient en lui des vertus de force éternelle.
  • En occitan on le nomme « fanabreguier » : arbre du temple. Le suffixe « bréguier » renvoie à « brogilum », mot gaulois signifiant bois d’arbres sacrés.
  • Actuellement en Provence et en Languedoc, il n’est pas rare d’observer un bouquet de ces arbres près d’une très vieille église (cathédrale  Saint Nazaire de Béziers, église Saint Julien de Salinelles…) qui elle-même était construite sur un temple romain.
  • De plus, vu sa hauteur, l’arbre servait de clocher où l’on accrochait des cloches sur ses plus hautes branches. On dit qu’il chassait le diable et le mauvais sort.